En vieS

Cuisse. Gauche. L’intérieur. Tendre et diaphane.

Tes doigts écrivent l’ histoire d’un désir tu et j’écarte déjà, je suis l’impudique qui montre la voie. Je souffle le chemin, je te prends, je te guide.

La pulpe colle un peu sur ta main tremblante et tu lèches l’essence de la Femme Escargot.

Je mute. Je suis l’Autre. 23 vies qui valsent et trébuchent. Le cirque. Des hématomes crochus.

Dans la bouche, la mâchoire est serrée.

Je mute, je suis l’Autre et déjà loin.

De vos jérémiades insupportables. Des colères immobiles et faciles. De vos injonctions médiocres et risibles.

Je mute, je suis l’Autre et vous n’avez pas su, pas compris. Pas voulu.

Et puis…

D’autres restent. Sur le quai d’asphalte à l’odeur un peu forte.

Cuisse. Gauche. L’intérieur. Tendre et diaphane.

Tu viens ?

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Ma vie d’hydrops. Chapter 23

Un jour, ça s’écroule.

Ça tremble, précisément. Sous les pieds. Ça tourne aussi, vite et fort. Et tu serres la gorge pour retenir la gerbe mais elle pulse, en plein milieu de la cuisine.

Les bruits dans la tête, parfois comme des voix, j’ai même pensé à la schizophrénie. Malgré les autres symptômes, le début de diagnostic j’ai eu peur oui. Et je l’ai jamais dit.

Les voix. Je continue à les appeler comme ça. Des claquements secs mécaniques. Parfois, des interférences aiguës. Jusqu’au vrombissement des ailes d’un insecte prisonnier de mon oreille gauche.

C’est ça ma vie d’hydrops : une vie qui m’échappe. Comme les veines qui claquent au rythme des perfusions bimensuelles. J’en bouffe du cathéter ! Le jour, la nuit. J’ai pas d’heure !

Tout se transforme.

Les autres aussi.

Parfois.

Ne comprennent pas. La fatigue chronique qui colle à la peau comme un vieil amant jaloux. L’ultime nécessité d’être seule dans les heures sombres, vertigineuses.

Quand t’appelles ta meilleure amie, dans la confusion des sanglots, prisonnière des pires terreurs, tu sens la fin lécher ton cou tendu.

Et l’être merveilleux rassure, ranime à la Vie, te trouve des ressources enfouies qu’elle t’offre en amulettes.

C’est là que j’ai su. J’ai compris.

La carapace s’oxyde, se métamorphose même.

Un corset de clous rouillés pour un ballet mortifère, un lac des cygnes improbable. Je me mange les plumes, je m’étouffe.

Mais j’ai compris quand je l’ai dit.

Help. Help me.

L’autre respiration. Accompagnée.

À la croisée des chemins, demander c’est pas lâcher. C’est marcher à côté, moins trébucher.

C’est tout sauf renoncer.

C’est ça, ma vie d’hydrops.

Tu dors ?

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« Soigner encore » (cover Danser encore-HK) Feat Alee, Corinne Masiero, soignants CHU Rennes et Nice »

Total soutien.

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Fleuve, 23 ml

Sur la peau
Tortille
Le serpent bleu,

Dans les veines
La substance
Est légale,

Le plaisir absent.

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Poison lune

La nuit, je tisse
Les pièges, le
Cocon de glu
Sur la
Femme sarcophage.

Elle vomit, et je me tords
Souvent

À 23h23,
Le poison dans la
Bouche déformée
Brûle l’
Anatomie garce
Dans un bruit
Vaguement
Dégueulasse.


L’ossature
Éclate.

C’est l’heure
Acide
Des entrailles
Qui vrillent
En volutes,

Où personne
Ne sait,
Quand je
Ploie,

Où seules,
La nuit
Les bêtes


Crient.

Tu dors ?

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Medusae

Nue sous mon
Corset
De clous rouillés
Rivée au sol
Je respire à peine
Et mes seins blessés
Tremblent
Et sursautent.

J’ai rêvé, tu sais, de mon
Sexe salin
Posé sur ta
Bouche
Audacieuse.

Mais
Éros me lâche,
Salope défraîchie,
Quand je rampe
Et supplie
Qu’il me lèche.

Je m’accroche
Aux danses d’hier,
Tes 23 baisers
De langue et de
Jus iodé
Me ramènent à la
Vie,


Au ballet
Abyssal
Suspendu.

Médusae.

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Voltige

Voltige


La nuit je monte,
Et la corde raide
Fait des noeuds
Sous mes fesses
Nues.

22, 23,
Quand l’échelle de la
Douleur
A perdu la mesure,
Comme une plume de
Plomb rouillée
Je voltige,
Les fesses nues
Sous les feux des
Projecteurs.

Le sel dans la
Sciure,
La sueur et les larmes
S’animent en serpent
Mystique.

Et sous des regards envieux,
Des bouches excitées que l’on mord
L’artiste avalera des
Couleuvres
Si elle descend,

Darling,

Si elle descend.

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Quoi, ma gueule ?

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/nantes-pour-le-photographe-bertrand-bechard-une-envie-de-noir-et-de-radical-que-l-on-ne-voit-enfin-que-les-visages-2048053.html

Ce projet de portraits à l’époque où l’on avance le visage masqué est un bel hommage aux émotions libérées.

Envie de soutenir la future expo d’un mec talentueux ? Les volontaires sont les bienvenu.e.s.

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VRILLE

Jambe droite,

La gauche aussi.

Harpon
Électrique.

Apprivoiser,

23 pulsations / seconde,
Comme un chien de l’Enfer.

Je suis l’Autre,
Celle des
Élancements
Hypnotiques.

Comme le vent
Dans les stores.

La nuit,
Je danse avec les
Méduses.

Je suis la fille qui


VRILLE

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L’abîmée allongée

Dans son monde
À bascule
Où les sons
Agressent,
Égratignent,

Chaque nuit,
S’allonger
Elle rechigne,

Repousse le moment
Aux 23 coups de
Minuit :

Bang bang !

Tu vois ? !

Même
Pas morte !

L’abîmée allongée
Se mouve
Quand
l’Aube s’anime.

Elle danse
Presque,

Pantelante
Et fière,

Survivante
Aux heures

Qui laminent.

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