Sarah cherche nouveau foyer sur agglo nantaise ou Paris

Sarah, 7 ans, a besoin d’un nouveau foyer bienveillant, sans autre chat car elle ne supporte pas la présence de ses congénères.
Elle est donc vaccinée, stérilisée et aveugle d’un oeil.
Hypra câline, voire collante. . . comme mon Dogo ☺.
Alors si vous connaissez une ou des personnes bienveillantes qui pourraient être intéressées, merci de m’en informer.

C’est important pour moi.
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23 mois

Et son cortège d’heures  élastiques tac   qu’elle n’avait pas senti sa barbe sur son visage, et le doux frottement à l’entrée de ses cuisses trop blanches, lardées de cicatrices reptiliennes.

Elle ne dormait plus qu’avec son téléphone (Le Chat était mort le jour où son album était sorti dans les bacs),  par crainte de louper ses appels, et on n’a jamais su qui était le plus excité des 2, quand l’appareil vibrait sur son  sein gauche.

Son corps répondait parfaitement aux premières notes de sa voix : sa respiration se faisait lente et profonde, pendant que sa main gauche flattait déjà la pulpe gonflée outrageusement. Parfois, il s’amusait   à compter : le chronomètre de ses orgasmes battait des records depuis qu’il avait pris la route.

1 mn et 23 secondes : elle jouissait fort, en pleurant son nom et maudissant chaque nuit les groupies qui balançaient leurs strings tout mouillés sur la scène qui le mettait en Lumière,  en la propulsant dans l’Ombre.

Au fil des mois, elle avait bien remarqué qu’elle se liquéfiait sévèrement, perdant les eaux  trop tôt  de son désir trop violent.

Même la caissière de Carrefour lui parlait de sa mauvaise mine, alors que ses voisins bienveillants s’inquiétaient de sa maigreur qu’elle ne pouvait plus cacher.

Lui seul la nourrissait.

Sa voix lui redonnait vie, lui insufflant l’envie de tenir, jusqu’au lendemain. Et les orgasmes s’enchaînaient, la fracassant chaque nuit un peu plus fort, sur les récifs sales et glissants de son absence installée.

La propriétaire était flanquée de ses 2 idiots de rejetons, taillés comme des armoires normandes, quand elle a ouvert la porte sur l’appartement d’où provenait la fuite.

Le voisin du dessous avait tout d’abord remarqué une auréole sur le plafond, cela faisait 23 mois, avait il précisé.

Il n’y avait pas vraiment porté d’attention : à l’époque il se défonçait la tête après avoir surpris son mec se faire sucer par le garçon de café de la    Chaude Gargouille.

Il avait pris l’habitude alors de s’en mettre plein le nez, en fixant le plafond :  la tâche  grandissait, et  changeait de  forme à vue d’oeil.

Jusqu’à ce qu’une substance bizarre, un peu poisseuse, goutte en filet sur sa paupière gauche.

Trop weird : il vomit direct dans le sweat de son ex dans lequel il venait tout juste de gicler !

Il  a migré dans le salon pour le reste de la nuit, avant d’appeler la propriétaire, hypra botoxée, ce qui lui donnait un air de familiarité avec les frères Bogdanoff.

Quand les flics ont débarqué, suite à l’appel de la proprio, ils n’ont trouvé personne.

Elle avait disparu, comme volatilisée.

On raconte que les draps étaient encore tout chauds et qu’une immense flaque  poisseuse recouvrait  le lit trempé.

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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Je suis Mustang

Louna attend sa consultation : hier encore, il lui a offert des fleurs au restaurant mais ce matin, son toast était trop grillé. Les enfants ont tout vu. C’était la première fois, devant eux.

Cette fois, c’est la bonne.

Elle partira.

Double peine oblige, c’est la victime qui s’en va, souvent.

À la va vite, une valise mal fermée, une autre pour les enfants.

Avec tout à réapprendre. L’amour de Soi, la parole à apprivoiser sans trembler, sans craindre les insultes et les coups.

Elle sent son oeil gonflé palpiter, mais les autres blessures sont invisibles.

La porte s’ouvre, et cette femme en blouse blanche pourrait être un ange.

Nur est morte un 23 novembre, à 16 ans. La veille de son mariage.

Nur est morte oui.

De sa jeunesse qui refusait l’oppression des hommes et la soumission des femmes, complices, qui l’ont livrée à ses bourreaux.

Elle riait fort, tout le village l’entendait de loin. Elle chantait aussi, elle dansait face au miroir, comme les stars de ses clips préférés. La lumière jouait dans ses longs cheveux soyeux, avant qu’on lui recouvre, et qu’on lui fasse baisser la tête.

Ses jeans ont disparu de ses armoires, remplacés par des robes hideuses qui grattaient la peau de ses jambes, cachées par la longueur du tissu austère.

Son corps balance au bout d’une corde de fortune.

Nur ne dansera plus.

Jamais, non.

Alice restera plus d’une heure sous la douche. Ses larmes se confondent avec l’eau qui ruisselle sur son visage tremblant.

C’était la première fois qu’elle lui disait non. La première fois en 5 ans.

Sur ce même lit où ils ont conçu Pablo, un dimanche matin amoureux et prometteur.

La première fois qu’elle n’avait pas envie. Fatiguée par une journée de boulot difficile ou tout simplement la tête ailleurs, on ne saura pas. Parce qu’on s’en fout, et ce n’est pas important.

Elle a dit non.

Alors, il a posé la main sur sa bouche, avant de la retourner sur le ventre, pour ne pas affronter son regard.

Elle va saigner longtemps après, et la douche ne suffira pas à la débarrasser de son odeur, et de l’humiliation.

C’était la première fois.

Elle a dit NON.

 

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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Globe croqueuse

 

Si je mangeais tes yeux. . .

Tes mains seraient elles moins impatientes, tes doigts plus assurés ?

Je n’ai pas réglé tous les détails, le pourquoi du comment me passe au dessus mais. . .

J’avalerais certainement (oui, je sais, ton sourire et ses récits) , d’un coup sec et volontaire, dans une belle gorgée de bière bio que personne n’aura brassée avec de la bile de veau.

Tu te souviens, Tom à la Ferme, le Katorza ?

Nos bouches se quittaient déjà. . .

 

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

 

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Vague

J’aimais caresser l’esquille, sur le sommet de son épaule constellée de grains de rousseur.

Comme une ronce, qui allait percer à travers la peau, elle formait un relief sur lequel la pulpe de mes doigts aimait écrire, gambader, et même jouir.

J’aimais sa cartographie mouvante, ce corps de garçon qui se renouvelait sans cesse au gré des Terres Inconnues, les nuits de sel et d’algues gluantes

23 fois, je m’échouais avec fracas, laminée mais heureuse, d’être l’élue de ses Naufrages annoncés.

Et puis. . .

Elle surgit.

La Déferlante.

Fantasmée par les poètes, récit sans fin des équipages hantant d’improbables tavernes.

Telle une Mutante aspirant mes substances les plus intimes, elle est 1001 douleurs, autant de formes qu’elle prend, agile et cruelle, Superbe et Parasite.

Elle me coupe en 2, me tord la tête et les membres, me précipite sur des rochers qui griffent la peau jadis adulée par ta bouche impudique.

Un coup sec, rugissant sur mon corps humide, malléable encore sous tes doigts soudainement absents.

J’ai bu la tasse de tes silences, compté les jours, puis les années

D’apnée en écorchures, de marées maudites aux ressacs enchanteurs, le Sel file entre mes doigts, et j’apprends encore.

Je navigue, j’attends la prochaine Vague.

Le nez au vent, la mèche qui danse. . .

J’attends.

 

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

 

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wEt and SeA

Sur le papier,

Jeter l’Ancre,

L’écume des

Jours de sel,

Aux nuits

De tempêtes

J’avoue ,

Mouillée

J’ai hissé

Haut

Le murmure,

Un prénom

Dans le

Vent.

Et je

Prends l’eau,

J’hésite et

Je penche

La mèche

Alourdie

Tu vois,

Sur quel pied

Je danse ?

Je

Suis

La Muse

Maladroite,

Perdue dans la

Brume

Épaisse,

Sans dessous,

Terrassée

Je suis

23 noeuds

À la corde

Sensible.

Je tiens bon

Pourtant,

La barre

Et l’alcool

Des

Sombres

Tavernes.

Je suis

Le calme

Et la houle,

Le lit

Qui

Déborde. . .

Et si

J’embrasse

Vos

Remous

C’est clandestine,

Loin de

Vous.

 

Au marin de terre.

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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« Sexe sans consentement » : NON ça veut dire. . . NON !

Quand au resto, on me propose une bavette, je dis NON (je ne mange pas de viande) et tout le monde comprend : on ne m’a jamais servi un plat que je n’ai pas voulu !

Et pour info, je rappelle que le féminisme vise l’égalité des DROITS des femmes et des hommes.

Rien avoir avec une  lutte  vengeresse ou des aigreurs. . . d’estomac (  les échalotes, avec  la bavette. . . faut suivre un peu oh !)

Qu’on peut être féministe et s’épanouir sexuellement. Avec un homme, ou une femme. Voire avec les 2 en même temps.

Qu’on peut être féministe et. . . un homme : si si, j’en connais !

Bref : parce que je sature grave des grands discours  interminables , de la haine ou des blagues graveleuses et surtout pas drôles !

(  ☺ NON à la bavette. . . la bavette ne passera pas)

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