Octobre is coming, ou petite histoire banale et bancale.

Je caresse mon crâne. À 2 mains.

J’aime ça, flatter mon cuir chevelu. Zone érogène qui peut surprendre mais quand tout est presque douleur, le corps réinvente son langage.

Je descends un peu (non, cette fois, c’est pas ce que tu crois).

La nuque frémit doucement, sous la pulpe des doigts.

Onanisme assumé : je ne laisse personne me masser. Seul le personnel soignant est autorisé à aborder les surfaces déroutantes et tordues de mes chairs marquées, des muscles affaiblis, « de rouille et d’os ».

Doucement, Bijou !

Je ne dis pas que je suis fermée au désir des autres, de leurs caresses (je précise juste au cas où. . . sur un malentendu. . . ).
L’érotisme est une urgence, une course contre la Mort presque.

J’aime le bruissement de ma main, sur mon tibia gauche. Pourtant, je n’en tire aucun plaisir.

Hier, les acouphènes étaient si forts qu’ils rendaient insupportable le chant des feuilles sous le vent.

Une de mes musiques préférées pourtant.

Tu imagines, si les pieds dans l’eau, j’avais dû fuir le ressac que j’aime tant ?

Ce matin , j’ai aussi lessivé les sols et regardé un documentaire sur l’euthanasie.

Paie ta joie du dimanche : ensemble. louons le sAigneur !

Alors qu’on me dit drôle, et joviale. . .

Rares sont les personnes qui connaissent le côté obscur des 23 dragons.

L’automne est ma saison préférée : je suis une fille de la pluie tu sais.

Et toi ?

Octobre is coming.

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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Monsieur cAnard

J’ai retrouvé ses lettres et ses dessins, entre 2 vieilles ordonnances et 1 compte rendu d’IRM : j’ai toujours eu un sens particulier du rangement dès qu’il s’agit des épisodes de ma vie !

« Madame Géniale », avec ses croquis et des commentaires aussi, sur chaque page. . .

Son écriture est venue pulser juste ici, comme le shoot ultime en plein centre névralgique

Je me suis couchée à même le sol, tu comprends, il fallait que je retrouve le goût de tes caresses.

Une dernière fois. Pour savoir.

J’ai choisi la dernière lettre alors, forcément, c’était froid, et dur aussi.

Du papier froissé sur mon corps tordu et prisonnier, comme épileptique.

Chaque mot était l’autopsie d’une mort annoncée, avant même ton premier bonjour.

Je savais, oui !

Tout de toi me fuyait.

Tous les soirs, à heure fixe, chaque son de ta basse sonnait la fin de l’histoire. Mais j’écoutais. Toujours.

Tes 23 rires étaient coupants, et si beaux pourtant !

« Madame Géniale ». . .

Décharge dans le ventre. un cri peut-être, je ne sais plus.

J’ai léché mes doigts, tiré sur mon t-shirt pour ne plus voir mes seins gorgés encore de ton désir minable, et j’ai tout enfoui, dans le tiroir du bas. . .

Dans le TIROIR DU BAS.

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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4 mm…

Depuis la nuit des temps, il semblerait que la « virilité » se mesure au sens propre comme au figuré. Le « maître » ruban pour seul juge de la masculinité.

Réducteur ?

Sans mauvais jeu de mots hein 😄.

À croire qu’il y aurait une forme de parité en la matière.

Ce matin, après avoir joué de la tondeuse, j’ai boité jusqu’à la pharma pour essayer ma genouillère où le Pépé Jacquot, file de gauche, faillit nous péter son infarctus.

Avec en prime un décollement de la rétine, trop scotchée à mes 4 mm fraîchement rasés.

Je vous passe les regards effrayés d’une ménagère sans âge d’ailleurs, dont les 23 couches de fond de teint fondaiet sous les spots de la galerie marchande en pleine effervescence, une histoire de promo sur les couches seniors, je crois.

Je n’ai pu retenir un éclat de rire. . . le Strange Circus m’amuse toujours autant, et je me suis souvenue alors du chouette dîner, dans ce resto gastro, en compagnie de ma meilleure amie dont j’étais l’invitée.

Je demande à l’un des serveurs où se trouvent les toilettes et il me répond, droit dans les yeux : « les toilettes POUR DAMES ? ».

Je portais une jupe et un décolleté plutôt plongeant. . .

Ainsi, la « féminité » serait elle aussi, une histoire de « longueur » ?

Hé les mecs, concours de bites ?

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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Dead Caporals / After the Sun – Du Bon Rock Nantais

https://www.deadcaporals.fr/

Le samedi 27 Octobre, fais comme moi : direction le Triolet à Nantes, pour un pur concert d’After the Sun et des Dead Caporals .

Tu viens ?

Ils sont hypra bons, ce sera méga bien !

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Auto psy

Abandonnée,
L’antre velours,
Profonde et
Saline,
Me creuse et
Se tord
Dans le bruit sec
Des jambes de
Bois
Flotté.

Les vagues
Me terrassent
Encore
Tu sais,
Nos souvenirs
Laminent :

Dans un rire fantôme,
Je retrouve

Ton
Corps vaincu,
Les 23 lianes
Enroulées,
Garces
Mutantes,

Et
Dans nos
Rondes de
Salem.
Tu riais haut
Je serrais
Fort.

Pourtant. . .

Après le Soleil,
L’Humus refroidit,
Une autre saison

Et puis. . .

Octobre
Est

MORT.

(En écoutant After the Sun, avant de les découvrir en concert )

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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Le 5ème été

J’aime sa constance, ce qui peut sembler déconcertant de la part d’un spécimen aussi bancal . . .

Oui, chaque année, tout se passe comme le premier été, ou presque.

Jusqu’à la caresse qui annonce la couleur.

Toujours du même côté, sur mon flanc droit.

De manière maladroite, qui s’excuse presque d’être là.

Depuis 5 ans, je lui dis qu’il est terriblement grand, et me hisser sur la pointe des pieds ne suffit pas, pour l’embrasser.

Encore moins avec une attelle !

Alors, il se baisse et choisit d’ailleurs toujours cet instant pour enlever sa casquette, noire. Qu’il porte divinement bien, ce qui est juste un exploit non ?

J’aime ses boucles brunes, souvent salées par un dernier bain de mer avant la route, pour se rendre à Nantes, 1 fois par an.

Depuis 5 ans, on réinvente le concept du plan cul.

Un one shot renouvelable, en quelque sorte.

J’aime comme il respire, ce changement de rythme annonçant le désir, impatient. Presque désordonné.

Il a peur de la mort je crois. . . j’ai dû lui poser la question il y a 3 ans, entre 2 bières et j’ai bien cru qu’on ne baiserait pas, après ça.

C’est presque un inconnu.

Pourtant. . .

C’est le 5ème été, et c’est toujours aussi bon.

 

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VIANDE

La tête explose

Les voix

S’entrechoquent

Les litanies païennes

Ouvrent le Bal

Et me jettent

Dans la

Sciure.

Le sang qui

Tape dans

Les tempes

Est aussi dans

Ma gorge,

Gonflée.

VOMIR

Le goût de

Fer m’envahit

La

Rouille transperce

Mes jambes,

Salopes au cuir

Abîmé

Clouées dans l’arène.

Le Monstre

Est sans nom,

La Bête

Exotique,

Orpheline

Allume de ses

23 cris

Étouffés

Les

Douleurs

EXQUISES.

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

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